On ne peut qu’être impressionné par l’imposant mouvement de protestation qui accompagne les débats à la Chambre sur les projets de visite domiciliaire.
Ce mouvement est fait de centaines d’associations, de milliers de signatures, de dizaines de rassemblements sur les places communales, transformées de fait en "agora" de la démocratie directe, et d’autant de votes dans les conseils communaux, bousculant souvent les majorités en place pour y substituer une majorité de progrès.
La formule « Rue, conseil, rue », qui lie l' action des élus dans les collèges ou conseils à la mobilisation citoyenne, a retrouvé ici tout son sens. Les partis de la majorité Arizona sont eux-mêmes écartelés, forcés par la pression de la rue à déclarer recevable le débat sur la question.
Comme si des arrestations arbitraires chez nos voisins, qui souvent prennent tôt matin le même train que nous pour le travail, et dont les enfants vont à l’école avec nos enfants, ne concernaient pas la vie communale !
Comme si les migrants sans papiers ou les demandeurs d’asile déboutés étaient des « illégaux », alors qu’ils ne veulent, pour eux et leur famille, qu’échapper à la misère ou aux persécutions politiques.
Et ce que nous apprend aussi ce large mouvement démocratique, ce que nous avait déjà montré, il y a un an, le mouvement de solidarité avec la Palestine, c’est que, à part une petite minorité, notre peuple n’est pas raciste, qu’il reste profondément attaché aux valeurs humanistes de fraternité, de respect de la dignité humaine, et particulièrement à la protection des enfants.
Cela nous montre aussi qu’il y a une soif d’expression démocratique directe, qui dépasse le bulletin dans l’urne tous les 5 ou 6 ans et la « démocratie » de promesses non tenues, ou de mesures d’austérité non promises.
C’est au niveau communal qu’elle peut le mieux aujourd’hui s’exprimer.
Le but de cette petite revue de presse électronique est de rassembler en un document le maximum de, motions, résolutions, lettre ouverte etc. de manière à refléter combien la pression citoyenne de la rue est importante dans notre pays.
« Les migrants hors d’Europe » : un projet raciste de déportation forcée.
Aujourd’hui, Bart De Wever, veut repasser la sauce du projet Franken de 2018.
« Y a-t-il un lien entre le projet « visites domiciliaires » en Belgique et le projet européen "retour des migrants? »
A cette question, l’IA me répond sans détour :
« Oui, il existe un lien direct entre le projet national belge de visites domiciliaires et la politique européenne de retour des migrants.
Les visites domiciliaires sont considérées comme un outil interne destiné à rendre les expulsions effectives, ce qui s'inscrit en 5 parallèle de la validation du nouveau règlement européen sur le retour et de ses projets de "hubs" dans des pays tiers. [1, 2, 3, 4, 5, 6] Les mesures belges de visites domiciliaires (qui visent à interpeller les personnes sans titre de séjour chez elles ou chez des tiers) servent à identifier et arrêter les individus sous le coup d'un ordre de quitter le territoire. Elles préparent concrètement le terrain pour les expulsions, qu'elles soient gérées au niveau national ou via les futurs centres d'extradition de l'Union européenne. [1, 2, 3, 4]
NI VISITE DOMICILIAIRE (made in Arizona), NI HUB DE DÉPORTATION (made in EU),
DES PAYS, COMME L’ESPAGNE, MONTRENT QUE L’INCLUSION ET LA REGULARISATION FONCTIONNENT.
NO PASARAN !
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