mardi 23 mai 2017

IL Y A 50 ANS, LE 22 MAI 1967, L'INNOVATION BRULAIT- J'AVAIS 24 ANS



Le 22 mai 1967, le grand magasin « L'INNOVATION », rue Neuve à Bruxelles,   brûlait complètement, emprisonnant dans l'incendie particulièrement rapide et violent ,clients et employés .
Les scènes à la fois d'horreur , de désespoir, mais aussi de courage ont été depuis largement diffusées et , en ce 50ème anniversaire , hommage est à nouveau rendu à la mémoire de toutes ces victimes , hommes, femmes et enfants , client-e-s et employé-e-s, d'une des plus prestigieuses grandes surfaces de Bruxelles, et au courage de tous les services de sécurité, pompiers, policiers, ,protection civile, Croix Rouge et des centaines de bénévoles.
235 personnes y laissèrent la vie. C'est le souvenir le plus marquant, ô combien tragique, que j'ai de ce mois de mai 1967.
J'avais 24 ans.

« LA FAUTE A PAS DE CHANCE » ? 
Les responsabilités de cette catastrophe n'ont jamais été établies, puisque , en 1970, soit 3 ans à peine après l'incendie, l'enquête ouverte par le Procureur du Roi se conclut par un non lieu .
C'est la faute à personne , la « faute à pas de chance » comme on dit souvent : telle est la vérité judiciaire.
50 ans après, l'historien SIEGFIED EVENS publie un ouvrage – pour l'instant édité en néerlandais-
qui d'ores et déjà semble faire autorité sur l'événement.
Son étude conclut à une cause technique : l' étincelle d'un tube électrique allumant une nappe de gaz dans les faux plafond – forcément non ventilés –de la réserve du 1er étage, nappe due à une petite fuite de gaz.
La structure ouverte du bâtiment et l'accumulation de stocks et de matières inflammables transformera – en moins d'une demi heure - cet incident grave en une catastrophe nationale.
 Il désigne aussi comme responsable « une culture de  non sécurité »  qui aurait été le fait de l'époque et inimaginable aujourd'hui..
« Aujourd’hui, je suis persuadé qu’un tel dossier ne déboucherait pas sur un non-lieu.
Probablement a-t-on estimé, en 1970, alors que toutes les victimes avaient été indemnisées et que la polémique autour de l’Innovation était retombée, qu’il n’y avait pas lieu de souffler sur les braises.»
Des anciens cadres de l'Inno affirment encore aujourd'hui que tout était conforme aux normes de l'époque .
Et pourtant.
Cette « culture de non sécurité » avait bien été dépassée chez le concurrent « Les Grands Magasins de la Bourse » dont le magasin avait été ravagé complètement par un incendie , la nuit du 29 juillet 1948, sans faire de victimes . Des investissements sur la sécurité contre l' incendie y avaient été entrepris, sans que ça ne semble éveiller le moindre intérêt chez leur voisin de l'Inno.
Et pourtant.
Moins de deux ans avant, les entrepôts de Zellik de la même société avaient été ravagés par les flammes. L'Inno avait été remboursée par les assurances, plus semble t' il (24 millions BEF) que le montant réel des dégâts ! Pourquoi ,dés lors , dans une logique de profit maximum, utiliser ses bénéfices à des investissements dans la sécurité anti - incendie ?
Et pourtant.
Je trouve une note dans Combat du 13 juin 1967 : « Les compagnies d'assurances auraient exigé de fortes surprimes en raison des conditions d'insécurité particulières aux grands magasins belges. On souhaiterait savoir s'il est exact que sur le marché des Assurances et des réassurances, l'Innovation était considérée comme un mauvais risque ? Si cela s'avérait exact , il faudrait en conclure que certains connaissaient les risques qui ont abouti à une catastrophe qui a fait plus de 300 morts.
IL EST ETONNANT QU'UNE COMMISSION PARLEMENTAIRE D'ENQUETE N'AIT PAS ETE CHARGEE DE FAIRE TOUTE LA LUMIERE SUR CETTE TRAGEDIE. »

Et pourtant...
De grossières défaillances existaient
  • comme l'absence de sorties de secours à travers le revêtement aluminium utilisé pour décorer la façade côté Rue Neuve – ce qui était contraire aux règlements existant sur la prévention des incendies.
  • la défaillances des systèmes d'alarme,
  • l'utilisation de matériaux de décoration non ignifugés,
  • l' enchevêtrement de circuits électriques et de conduites de gaz.
  • etc.etc.

L'Organisation internationale de la Protection Civile de Genève ciblera : »les mauvaises conditions
des sorties de secours et des voies de circulation, et surtout la confusion dans les signaux d'alarme ont concouru à la surprise des occupants par la fumée et les flammes »
« Le Soir » du 25 mai 1967 écrivait
« On sait qu'il EXISTE UN REGLEMENT COMMUNAL disant qu'on ne peut masquer les fenêtres et balcons, même temporairement.
Or comme on le sait , de nombreuses fenêtres des grands magasins, et même des plus petits situés Rue Neuve sont décorés de panneaux masquant totalement l'accès des fenêtres ; ON PEUT SE DEMANDER POURQUOI CE REGLEMENT EST INAPPLIQUE »
Mais les patrons de l' Inno n'auront cure de ces critiques : quelques mois plus tard, le rapport du conseil d'administration publié dans l'AGEFI se retranchera derrière les paroles rassurantes du Ministre de l'Emploi et du Travail : « Mes services m'affirment que les mesures des services de surveillance et de sécurité prises par la direction des Grands Magasins « A l'Innovation » étaient importantes »
Et pour couper court à toute velléité de poursuite judiciaire de la part des ayant droit des victimes, ASSUBEL , au nom des assureurs de l' Inno  envoie une lettre proposant
« Rencontrant le souhait de l' Innovation de venir en aide aux victimes de cet incendie, nous avons , DANS UN SOUCI D'ORDRE SOCIAL ET HUMANITAIRE, décidé de proposer aux ayant droits des clients décédés ou disparus et aux clients victimes de blessure un règlement transactionnel immédiat de leurs dommages sans que CETTE PROPOSITION N'IMPLIQUE UNE PRESOMPTION DE RESPONSABILITE dans le chef de l'Innovation ni de son personnel »
Il est vrai que des parents de victimes , organisés en Comité de défense des victimes et ayant droits (provisoire) envisageaient dans un communiqué du 7 juillet 1967 « une action en justice contre les patrons de l'Innovation  pour reconnaître leur culpabilité en matière d'incendie »


« CULTURE DE NON SECURITE » = CULTURE DE RAPACES 

Le Peuple , journal socialiste, du 24 mai 1967 résumera bien la véritable cause :
« Il y a opposition entre les impératifs commerciaux qui veulent de grands espaces dégagés et les impératifs de sécurité qui exigent le cloisonnement pour empêcher la propagation rapide des incendies par appel d'air ou cheminées d'aspiration.
Il y a une loi de la vente qui veut qu'on multiplie les obstacles à la sortie de la clientèle, car plus un client reste dans le magasin, plus il est susceptible d'acheter , alors que l'impératif n°1 de la sécurité est la possibilité d'évacuation rapide ;
D'autre part, les matériels de lutte contre l'incendie semblent dérisoires par rapport aux risques.
Les dirigeants des entreprises commerciales pensent en termes se surface utile, de prix de revient, de promotion de vente, d'attrait pour la clientèle et de bénéfices.
Mais l'impératif absolu doit être la sécurité de leur clientèle et de leur personnel »

On le comprend aisément, parce que cela a été à la base de beaucoup de catastrophes industrielles – que ce soit chez nous au charbonnage du Cazier en 1956, à l'Inno en 1967 ou plus récemment en avril 2013 lors de l'effondrement des usines à vêtements du Rana Plaza au Bangladesh , c'est la loi du profit maximum, primant sur la sécurité , qui est la première cause du décès de centaines, voire de milliers de victimes.
Cerise sur le gâteau de cette « culture de rapaces »,si dans le rapport du CA on annonce que « il sera proposé – eu égard au sinistre du 22 mai - de ne pas payer de dividende » cette annonce est un peu plus loin tempérée.
«Le conseil d 'Administration estime que la situation de la société peut permettre d'envisager de payer aux actionnaires le 1er mars 1968 un dividende intercalaire » 
La boucle est bouclée : 235 morts, dont 67 membres du personnel ; mais «  non, non , rien n'a changé ; tout, tout va continuer » ; les actionnaires toucheront des dividendes...


LA « QUINZAINE AMERICAINE » ET LA GUERRE DU VIETNAM

Comme les responsabilités de l'incendie n'ont pas été juridiquement établies, faute de volonté politique de faire toute la lumière, cela a permis , tous les 10 ans environ et encore aujourd'hui en ce 50ème anniversaire, de faire resurgir la rumeur de « l'attentat terroriste d'extrême gauche » *(1)

Comme nombre de militants communistes et anti impérialistes , engagés dans les actions et manifestations de solidarité avec le peuple vietnamien, nous avons été, Annie mon épouse et moi, dans la semaine qui a suivi l'incendie interpellé et amené pour interrogatoire au Palais de Justice de Bruxelles.
Le mandat d'amener que j'avais exigé pour les suivre , signé par un juge d'instruction, stipulait quand même – excusez du peu!- « incendie involontaire comme auteur ou coauteur. » !
Une fois nos emplois du temps du 22 mai vérifiés, après une journée de garde à vue, nous avons été libérés .
Comme tous nos camarades l'avaient été .Aucune inculpation ne fut retenue contre personne.
La thèse de l'attentat était un pétard mouillé, malgré certaines rumeurs répandues dans la presse .
Ressuscitée aujourd'hui en 2017,ici et là, à la faveur du climat créé dans l'opinion par de véritables actes répétés de terrorisme , elle reste néanmoins un « pétard mouillé » tant il est généralement admis que cette thèse n'a aucun fondement (*1)

Qu'en était il ?
Début mai 1967, « l 'Innovation » avait organisé une « Quinzaine américaine » commerciale, inaugurée en grande pompe en présence de l'ambassadeur américain à Bruxelles Ridgway.
Emile Bernheim, président du CA de l''Inno l'avait remercié pour « son immense appui ».
Les façades étaient ornées de drapeaux américains,les rayons décorés à l'américaine, les vendeuses habillées de même, etc.

1967, nous sommes en pleine guerre du Vietnam .
Pendant toute l'année 1967, les bombardements se poursuivirent sur le Viêt Nam du Nord.Les effectifs américains stationnés au Sud atteignirent 510 000 hommes, auxquels s'ajoutaient 40 000 hommes de l' USAF  basés en Thaïlande et 30 000 autres aux formations de la 7e Flotte américaine.
En Belgique, comme dans de très nombreux pays, et ,en premier lieu les Etats -Unis eux mêmes, le mouvement contre la guerre du Vietnam se développe . Beaucoup de gens sont choqués des images qu'ils voient à la télé : bombardements sur le Nord, napalm sur les villages du sud, défoliants sur les cultures et forêts
Autre fait non négligeable dans l' évolution hostile à la guerre de l'opinion publique, les prises de position de la France et du président De Gaulle:
«  il n'y a, d'autre part, aucune chance pour que les peuples de l'Asie se soumettent à la loi de l'étranger venu de l'autre Pacifique, quelles que puissent être ses intentions et si puissantes que soient ses armes."
Des manifestations plus ou moins puissantes se succèdent  , mobilisant de plus en plus de larges couches de la jeunesse. Particulièrement aux Etats Unis mêmes où la jeunesse, les artistes, les conscrits se lèvent contre cette sale guerre.
De plus en plus aussi, surtout dans la jeunesse, la simple exigence de paix évolue vers un soutien politique au programme des combattants vietnamiens, organisés dans le Front National de Libération du Sud Vietnam.(FNLSV).
Au mot d'ordre de « Paix au Vietnam » se substitue de plus en plus celui de « US Go Home » et « FNL vaincra »
En Belgique , de nombreuses manifestations se déroulent en ce 1er semestre 1967 , et plusieurs de ces manifestations visent directement les représentants de l'ambassade ou du gouvernement US .
  • le 27 janvier 1967, à l'ULB, un auditoire plein à craquer- un millier d'étudiants- empêche
    Kaplan sous secrétaire d'Etat de défendre sa politique. Le drapeau de FNL est brandi.
  • À Bruxelles, le 9 février, le secrétaire d'ambassade Floyd est conspué à l'occasion d'une conférence « contradictoire » place Rogier. La police intervient.
  • A Haine Saint Pierre, un mardi soir de mars, le même Floyd se heurte à une manifestation de plus de 800 personnes mobilisés derrière le drapeau du FNL sud vietnamien.Le bourgmestre se voit obligé d'annuler le débat !
  • Le 9 avril , le vice président américain Humphrey lui même - Johnson étant le président- fut accueilli lors d'une cérémonie au Soldat Inconnu par des centaines de projectiles de tout genre (oeufs, tomates, oranges,farine légumes pourris) 
Dans la même période, de puissants manifestations avaient lieu à Bruxelles , regroupant toutes les tendances de la solidarité avec le Vietnam, du pacifisme à l'anti- impérialisme-
le 4 mars , et lors de la Marche anti atomique ( et anti impérialiste ) du 23 avril rassemblant 20000 jeunes et moins jeunes .
La solidarité avec le Vietnam, et la rupture avec l'OTAN, qui s'installe cette année là à Evere et Casteau sont au centre des mots d'ordre de ce qui aura été une des marches les plus combatives, conclue par un meeting anti impérialiste autonome dans une salle de la Madeleine pleine.

Facilement compréhensible dés lors que lors de la « Quinzaine américaine » de l 'INNO, des militants solidaires du Vietnam soient intervenus les 6 et 13 mai, par des distributions de tracts , des jets de papillons dans le magasin, des défilés , parmi les rayons, en tee shirt marqués « US GO HOME » « FNL vaincra ». 
  Sans doute des chaulages ou des bombages ont ils aussi maculé, notamment les façades de l'Inno.
Et c'est cette simple action remuante certes, mais pacifique de diffusion d'un message de solidarité qui a nourri les rumeurs d'"attentat".
Comme si distribuer des tracts, scander des mots d'ordre, manifester en rue ou dans un magasin, faisait déjà de vous un criminel potentiel qui pourrait être aussi un "poseur de bombe"!!

«On a évoqué la piste de jeunes gauchistes qui auraient mis le feu pour protester contre la “quinzaine américaine” qui était organisée à l’Innovation en mai 1967. C’était l’époque de la guerre du Viêt-nam. Le climat politique était tendu. En consultant le dossier judiciaire, j’ai pu constater que de très nombreux devoirs d’enquête avaient été menés dans cette direction. Des perquisitions, des interrogatoires, qui n’ont donné aucun résultat probant.» explique Siegfried Evens
( http://data.over-blog-kiwi.com/1/45/89/83/20170511/ob_607c20_068-083pmb817bat.pdf)
Toutes ces actions étaient des actions politiques , s'inscrivant dans un mouvement mondial d'opposition radicale à la guerre américaine au Vietnam.
Elles étaient radicales , et rompaient en effet, avec un certain consensus mou de dialogue bien poli et bien convenable avec les représentants américains.
Elles s'affrontaient, bien sûr, aux interventions policières, sans que jamais la violence ne fut de notre côté; à ma connaissance, aucun militant , en cette année 1967, ne fut poursuivi et condamné devant les tribunaux pour violence contre agent, ou pour tout autre acte de violence contre des personnes.
Par contre, nous  étions nombreux à avoir passé quelques heures à l'Amigo pour arrestation administrative. (commissariat central de Bruxelles)
Elles s'opposaient aussi , à l'époque, à l'atlantisme toujours présent au sein du Parti Socialiste Belge , et aussi à une certaine conception du dialogue et de la coexistence pacifique de certains dirigeants du Parti communiste.
Cette opposition était sans doute marquée par beaucoup de sectarisme, d'injures et d'anathèmes.
Mais , d'autre part, ces actions récoltaient encore et encore, l'adhésion des jeunes , dans les écoles, qui créaient des Comités d'Action Anti impérialistes de Jeunes., patronnés par l' APIP ( Action pour la Paix et l'Indépendance des Peuples)*(2)
Personnellement, cet engagement militant aux côtés du Vietnam combattant , 50 ans après, je le revendique toujours et j'en suis toujours fier.
Et je le proclame , haut et fort, aujourd'hui comme hier : c'était un engagement politique, a visage découvert, toujours revendiqué, orienté vers le ralliement des coeurs et des esprits.
En aucun cas, il ne peut s'assimiler à du terrorisme.


  1. En ce 50 ème anniversaire de ce drame de l' Inno ,à ma connaissance , la thèse de l 'attentat n'est retenue comme « réaliste », que , sur le site facebook de la VRT (article signé Ivan De Vadder) et a été relayée sur le site facebook de la RTBF.
    Ce commentaire , a été rédigé à l'occasion de la sortie d'un roman publié en néerlandais en ce mois de mai 2017, « HAPPENING » de Johan Swinnen , qui a écrit une interprétation romancée de la thèse de l'attentat.
    Orphelin lui même à 13 ans, père et mère ayant disparu dans l'incendie, sa démarche interpelle, mais c'est un roman.
    Par contre, dans le commentaire de la VRT, des personnes bien réelles sont nommées dont le fondateur de l'APIP , mais aussi de OXFAM, le baron ANTOINE ALLARD, militant infatigable pour la paix dans les années 60 et suivantes , qui n'est malheureusement plus là pour se défendre.
    Aantekeningen uit een Atomaschriftje van een van de leden van A.P.I.P
    De grossières falsifications sont utilisées pour accréditer une collusion non romancée entre
    l'APIP  et un acte terroriste – notamment un  extrait d'un cahier Atoma, « notes d'un membre de l'APIP » ,qui n'est en fait, de toute évidence que des notes d'un comité de rédaction du journal communiste (prochinois) « La Voix du Peuple » (préparation du n° 21 du 26 mai 1967 )
    Révoltant , 50 ans après , en dehors de toute réalité judiciaire, et de vraisemblance scientifique, de surfer sur la vague antiterroriste au sein de l'opinion publique , pour salir des personnes et nourrir ce qui est , en fait de l'anticommunisme primaire ( du genre « gauche radicale=communisme= terrorisme) en général diffusé par l'extrême droite ...ou la droite extrême                                                                                             Interpellant par ailleurs que ce soit le service public qui relaie de tels amalgames.

  1. APIP Action pour la Paix et l'Indépendance des Peuples. (1964-1968)
    Organisation fondée en mars 1965 , par des personnalités militant pour la paix, comme Antoine Allard, l'abbé Carette , Germaine Hannevart, Yvonne Jospa, Emile Cavenaille et des militants du Parti communiste pro chinois ( tendance Grippa.)
    Aout 1965:
     Antoine ALLARD ( à droite)
    Active au départ surtout au niveau international dans des conférences internationales, ( Gensuikio pour l'interdiction des armes atomiques , conférence de Djakarta,) elle connaîtra un essor certain, avec les premières actions contre la présence de bases de l'OTAN en Belgique -Florennes 1965 , puis la solidarité avec le Vietnam.
    Sous l'impulsion de sa secrétaire Jeanne Vervoort, elle se développa dans la jeunesse en impulsant dans les écoles et les quartiers des Comités d'action anti impérialistes .Très active dans la préparation des Marches anti atomiques;Sa désagrégation en 1967-1968 accompagnera la désagrégation du parti communiste pro chinois dirigé par Jacques Grippa.

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